Bannière de la société de Tir de Thaon
Le stand de Thaon est ouvert : le mardi 18h à 19h30 EDT le mercredi 14h à 17h Adultes le jeudi 18h à 20h Adultes le samedi 14h30 à 16h EDT le samedi 16h à 17h30 Adultes Pour plus de renseignements : es.thaon.tir@gmail.com

Pourquoi choisir la société de tir de Thaon les Vosges ?

 

Peut-être pour son histoire : Jugez par vous-même.

 

Vous êtes sur la page n°:
2

Page suivante =>

 
Menu :
 
 
1ere Partie
 
  1. Avant la Société de tir de Thaon
  2. La ‘’Société Militaire de tir’’ de Thaon
  3. La ‘’Société Mixte de tir’’ de Thaon-les-Vosges
  4. Les 1ers champs de tir de la Société
  5. Le stand de tir de l’eau blanche
 
2eme Partie
 
  1. La défaite de 1870
  2. Des fusils dans les cours d’écoles primaires
  3. Retour au stand de l’eau blanche
  4. Société ‘’Jeunesse Républicaine’’
  5. L’après 1918
  6. Les challenges inter-Société
  7. Cinquantenaire de la Société
  8. La préparation militaire
 
3eme Partie
 
  1. L’après 1945
  2. L’ES Thaon tir
  3. Naissance de la section tir à l’arc
  4. Grandeur et décadence du stand de l’eau blanche
  5. Quelques images de ce passé révolu
  6. Le stand de tir de la Rotonde
  7. Arrivée de l’arbalète
  8. L’actuel stand de tir des Aviots
  9. Fenêtres sur le monde
  10. Championnat du monde
  11. Bonus :
    1.  la liste des membres du bureau
    2. la courbe du nombre de Sociétaires
  12. Et après ?
 

Nous venons de voir, dans la première partie de l’histoire de la Société de tir de Thaon les Vosges, que l’ouverture de ce nouveau stand de tir a marqué un véritable tournant dans l’histoire du tir Thaonnais. Les civils y vinrent en très grand nombre. Cette volonté d’apprentissage et de pratique du tir était largement soutenue par les pouvoirs publics. Un petit retour en arrière s’impose pour mieux comprendre dans quel état d’esprit se trouvaient nos aînés.

 

1) La défaite de 1870

La défaite de 1870 contre les Prussiens a profondément marqué les consciences et les cœurs. Le désir d’effacer cette humiliation et l’esprit revanchard de cette époque amèneront un fort sentiment de patriotisme. 
De plus, au début des années 1890, fut conclu entre la France et la Russie du Tsar Nicolas II, un accord secret de défense. Cet accord prévoyait qu’en cas d’agression de la France par l’Allemagne et ses alliés, la France mobiliserait 700 000 hommes et la Russie 1 000 000. Dès lors, les grandes manœuvres militaires n’auront de cesse de se succéder, notamment dans l’Est de la France.

Devenue région frontalière, suite à la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, les Vosges qui possédaient déjà une tradition patriotique bien ancrée s’impliqueront tout particulièrement dans cette volonté d’entretenir la flamme de la revanche.


Je citerais, par exemple, ce défilé de clôture de grandes manœuvres à PUZIEUX en 1895 auquel prirent part quelques 120 000 hommes. [24]

Devant un tel accroissement de la puissance militaire, soutenu par le patriotisme omniprésent, le Ministère de l'Intérieur, en 1885, émit une circulaire visant à régir les sociétés de tir. Ces sociétés étaient de trois types:
-Sociétés civiles de tir, autorisées par le préfet.
-Sociétés de tir de l'armée territoriale constituées à l'initiative des chefs de corps et autorisées par les autorités militaires.
-Sociétés mixtes comprenant des membres civils et des tireurs se réclamant de l'armée territoriale.
Ainsi, au 1er janvier 1885, on comptait en France 524 sociétés ainsi réparties:

           -349 sociétés civiles.
           -117 sociétés militaires.
           -58 sociétés mixtes. [25]

L’image de puissance que l’armée projetait sur le peuple Français contribuera à l’ouverture d’une étonnante page d’histoire. Cette page pourrait nous paraître complètement invraisemblable aujourd’hui, mais il en était tout autrement à cette époque où le mot honneur s’écrivait avec un grand H.

 

2) Des fusils dans les cours d’écoles primaires.

La loi du 28 mars 1882 met la gymnastique et les exercices militaires au nombre des matières d’enseignement des écoles primaires publiques de garçons.

Le décret du 6 juillet 1882 de Paul BERT, alors ministère de l'instruction publique, et qui reconnait l’existence légale des bataillons scolaires précise que ‘Tout établissement public d’instruction primaire  ou secondaire ou toute réunion

 

Images d’Epinal

d’écoles publiques comptant de deux cents à six cents élèves, âgés de douze ans et au-dessus pourra, sous le nom de bataillon scolaire, rassembler ses élèves pour les exercices militaires pendant toute la durée de leur séjour dans les établissements d’instruction…Le bataillon scolaire ne pourra être armé que de fusils conformes à un modèle adopté par le Ministre de la Guerre…’’

 

Pour faire suite à sa circulaire du 30 août 1881, Paul BERT  attribuera un crédit de un million de francs au ministère de la guerre pour la fabrication de fusils destinés à l'enseignement du tir dans les écoles primaires, une épée-baïonnette y sera adaptée en 1883 (n’oublions pas que nous parlons d’enfants à partir de 12ans). L'idée de faire de l'école un centre de préparation et d'instruction militaire où les élèves apprendront le devoir, la discipline, le maniement des armes, le tir, apparaît comme une des clés du redressement national et un des moyens de préparer la revanche.

Ci-contre, Mr Paul BERT :"Nous devons faire de tout enfant un citoyen, de tout citoyen, un soldat."

Nos futurs ‘’Poilus’’ s’entraineront donc avec des fusils inertes (en bois) pour les exercices de manœuvre. Pour le tir réel, la première carabine scolaire a été la "FLOBERT" utilisable dès 10 ans [26].

Trop éloigné des fusils réglementaires elle fut remplacé par la "Française". Les fusils réglementaires Mle 1874 et 1886 étaient aussi disponibles avec un dispositif de tir réduit constituées d'un étui du Mle 1874 raccourci de 10mm, muni d'une balle ronde et d'une charge de poudre noire.

Bien souvent ce sont les préaux qui servaient de stand.
L'union des sociétés de tir crée en 1886 donnera une grande impulsion au tir dans les écoles primaires en liaison avec les services du ministère de l'instruction publique et ceux de la guerre. Une méthode d'enseignement sera largement diffusée par le ministère de l'instruction publique dans les écoles françaises.
En 1886, année où on enregistre les effectifs les plus élevés, 146 bataillons sont constitués ; 49 départements sur 87 ont un ou plusieurs bataillons ; 43 326 élèves sont incorporés dans ces bataillons.

Blondel, dans son rapport au conseil municipal de Paris au nom de la commission d’éducation militaire, exprime parfaitement la situation : « C’est une institution à la fois puérile et dangereuse que les bataillons scolaires. Puérile, parce qu’en forçant les enfants à jouer au soldat, elle n’aboutissait qu’à former au prix de sacrifices relativement considérables de ridicules automates. Dangereuse, parce qu’elle les éloignait des exercices corporels propres à favoriser la croissance et à préparer à l’armée des éléments forts et musclés».

En 1892, le successeur de Paul BERT, Léon BOURGEOIS plus pacifiste et soutenu par une part de l'opinion et même de l'armée dont certains cadres critiquent cette formation considérée comme une mauvaise copie de la vraie. 
Le constat est simple : la valeur éducative de cette institution est inefficace par trop éloignée de la conscription, l'expérience prendra fin en 1892.

M. Léon Bourgeois, (prix Nobel de la paix en 1920).

Thaon ne sera, à priori, pas mis en marge de cet élan Patriotique si l’on en juge le décompte des effectifs de la Société Mixte de Tir envoyé par M. LEDERLIN à la Préfecture en 1886 : Effectif total 230 personnes dont 3 Officiers, 160 réservistes et territoriaux, 27 civils de 17 à 45 ans, 42 civils au-dessus de 45 ans et, 25 élèves des écoles primaires de 14 à 17 ans. [27]
L’enseignement du tir pour les enfants Vosgiens ne sera pas pour autant abandonné en 1892 puisqu’on dénombre encore en 1923 10 sociétés scolaires regroupant 485 membres [28]

Ce système d’éducation ne sera pas plus délaissé pour les jeunes Thaonnais. 
En effet, dans des courriers en date du 4 juillet 1903 et du 8 juillet 1904 destinés à vanter les qualités de la Société de tir auprès de M. le Préfet des Vosges dans le but de ‘’glaner ‘’quelques médailles pour les concours annuels (et pour cette 2ieme lettre, il en recevra une d’argent et deux de bronze), nous apprenons que :

‘’…La Société de tir donne l’enseignement théorique et pratique du tir aux jeunes gens âgés de moins de vingt ans, aux réservistes territoriaux, aux élèves de l’école primaire supérieure qui reçoivent à l’école et au champ de tir tous les enseignements nécessaires. … Il y a un intérêt politique à encourager cette Société (=>Ndlr : de tir) : c’est la défense de la Patrie par de bons tireurs’’ [29]

 

3) Retour au stand de l’eau blanche.

Dès son inauguration, ce nouveau stand dits de ‘’l’eau blanche’’ est considéré comme une pleine réussite. Les réservistes ou territoriaux peuvent s’entrainer en dehors de leur période sous les drapeaux et les simples civils peuvent acquérir les bases de la pratique du tir avant leur incorporation dans l’armée.

Très vite, la vie du stand sera rythmée par les entrainements et les concours fédéraux.

Extrait d’une lettre de M. le Maire, M. Paul LEDERLIN, à M. le Préfet en date du 4 juillet 1903 [30] :
 ‘’…le concours annuel aura lieu le 13 septembre et son importance sera d’autant plus grande que cette année la Société de Tir de Thaon est chargée d’organiser le concours général entre les Sociétés dépendant du 43e Régiment Territorial, Vingt sociétés doivent y prendre part.  

(photo ci-contre prise le 13 septembre 1903)

Ces concours étaient nombreux et richement dotés

13ème concours national et international de tir lors de la 6ème fête annuelle de Nancy en 1906 (Argent)

26eme concours national de tir de Belfort en 1923 (Bronze)
Breloques (à gauche) et médailles (à droite) en bronze  du 13ème concours national et international de tir lors de la 6ème fête annuelle de Nancy en 1906

A signaler que toutes les Sociétés de tir bénéficièrent d’un allié de choix en la personne de M. Pierre de COUBERTIN.


Celui-ci  imposera en effet, dès la création des jeux Olympiques en 1896, que le tir figure au programme des épreuves olympiques. 
Il faut dire qu’il était lui-même 7 fois Champion de France au pistolet,

Gauche et droite : M. Pierre de COUBERTIN [31]

De sa création jusqu’à la deuxième guerre mondiale, la ferveur pour la société de tir de Thaon et pour son nouveau stand fut exemplaire.

  • En 1890, M. Paul LEDERLIN, maire de Thaon, décrit la Société de tir de la manière suivante : ‘’…Elle prospère d’année en année. C’est une vraie école de tir qui est fréquentée par les membres de la Société de Gymnastique de Thaon, par une section spéciale de pupilles âgés de quinze à vingt ans, par les sapeurs-pompiers et enfin par les sociétaires. Elle compte cette année 174 adhérents et dans les quinze séances d’exercices et de concours entre sociétaires, elle a brulé d’avril à juillet 12 000 cartouches à l’arme de guerre.

Enfin, c’est une des Société de tir les plus sérieuses et les plus importantes du département des Vosges.’’ [32]

  • En 1908 il y avait 315 membres.
  • En 1911, ces 292 membres tirèrent jusqu’à 18 374 cartouches [33]

 

4) Société ‘’Jeunesse Républicaine’’

A partir de 1913 et jusqu’en 1914, apparaissent dans les archives toute une série de courriers concernant une Société de préparation Militaire baptisée ‘’Jeunesse Républicaine’’. Ces échanges de courriers entre la Préfecture d’Epinal et le Ministre de l’intérieur font état de demandes de subventions pour cette Société de Thaon les Vosges. Sur l’une de ces lettres, en date du 14 janvier 1914, nous apprenons qu’elle dispose de 54 membres honoraires et 91 membres actifs. [34]

Toutes les activités civiles et militaires de la Société de Tir, comme de toutes les Sociétés de France et d’ailleurs, s’arrêteront brutalement du fait de la guerre 14 18.

 

5) L'après 1918

Lors de la réunion de reprise du 17 septembre 1920,  M. BANZET, Président de La Société de tir, propose de rendre un hommage aux sociétaires tombés au champ d’honneur 
‘’Messieurs, en ouvrant la séance, nous avons un devoir sacré à remplir. Ce devoir consiste à rappeler le souvenir de ceux de nos sociétaires qui sont tombés, et qui sont morts en défendant nos libertés précieuses….’’ [35]

Et de laisser M. WINKLER, Vice –Président, énoncer la sinistre liste :

BANZET Daniel, BANZET Paul, BERGUER Joseph, CHOSEROT Charles, GERARDIN Marcel, GADAULT Emile, HAMM Marcel, HAILLANT Charles, LUTHRINGER Edouard, LABROCHE Gustave, MARCHAL Camille, MOINEL Marcel, MATHIEN JB, PETER Joseph, POIROT Albert, PREVOT Jean, RESCH Jean, SIBILLE René, WILI Paul, WEBER Emile, WINKLER René.

La Société recevra une subvention de 2 000frs pour dommages de guerre. Celle-ci sera la bienvenue car nous pouvons lire dans le compte-rendu de cette même réunion : ‘’Construction du stand : La reconstruction du stand entrainera une dépense considérable, l’abri des marqueurs et la butte sont déjà réparés…’’ Il est également question d’installer des cibles électriques mais un doute subsiste sur leur fiabilité /… / qui pourrait occasionner des déboires pour les concours…’’ [36]

Finalement, le stand sera de nouveau aménagé comme avant 1914 grâce à l’aide de la BTT. La distance de tir se fera à 200m au lieu de 250m et les activités ne reprendront réellement qu’en 1922. Cette année-là, il y aura néanmoins 114 inscriptions et 11 368 cartouches seront brulées.

Modèle de cible adopté pour le tir à 200m en 1923 à Thaon=>

Le 1er concours Fédéral d’après-guerre se déroulera à Thaon le 20 août 1922. Elle réunira 150 tireurs de 18 Sociétés. Thaon se classera 1ière.

En 1923, nous apprenons que le nombre de sociétaires atteint le chiffre de 200  ’’…C’est donc un accroissement notable dû surtout à l’affluence des jeunes gens, ce dont nous avons lieu de nous réjouir/… / les habitués de nos séances de tir ont pu remarquer que notre stand est devenu presque trop petit…’’[37]

La Société de tir, dont l’un des objectifs est de toujours être à la recherche de nouveautés apte à satisfaire les souhaits de ces Sociétaires, organisera en 1924 son premier concours de tir au pistolet. [38]

Pendant ce temps, au niveau national, il était un signe évident de l’importance que l’on accordait alors aux Sociétés de tir : le Président de ‘’l’Union nationale des Sociétés de tir de France’’ qui s’appelait M. MERILLON Daniel, était Grand Officier de la Légion d’honneur, Président de ‘’l’Union Internationale de tir’’, ancien Président de l’union des Sociétés de Gymnastique de France et Président d’honneur de la Société de gymnastique et de tir de Bordeaux. Il était entouré d’un groupe de Présidents d’Honneurs qui n’aura jamais si bien porté ce nom puisqu’il ne s’agissait ni plus ni moins que de 3 Présidents de la République : celui en exercice à l’époque, M. MILLERAND, et deux de ces prédécesseurs M.M. FALLIERES et POINCARE [39]

M. MERILLON Daniel
M. MILLERAND Alexandre
M. FALLIERES Armand
M. POINCARE Raymond

 

6) Les challenges inter-Société

L’année 1923, lors de réunion du 19 juin, le bureau directeur décidera de la création d’un challenge inter-société qui aura lieu tous les ans entre toutes les Sociétés Thaonnaises.
Le premier challenge rassemblera les 19 sociétés Thaonnaises de l’époque.
Les premiers seront  remportés tour à tour par la Société des mutilés et anciens combattants en 1923/24/25, par l’Amicale des Anciens Sous-Officiers en 1926, par la Société de gymnastique ‘’l’Avenir’’ en 1927... 
Dès lors, la machine était lancée et le succès de ces Challenges inter-Société au stand de l’eau blanche ne se démentira jamais.

C’est là aussi une des grandes forces de cette Société : elle aura su être un vecteur de rassemblement pour l’ensemble des Associations Thaonnaise de l’époque.

En 1983, il est envisagé que cette épreuve pourrait renaitre, mais faute d’un stand à 50 m, celui-ci se tirerait à 10 m en salle [40] En 1985, ce challenge aura bien lieu, mais il est certain qu’il ne restera pas dans les annales de l’histoire ‘’… nous avons relancé le challenge inter-société à la demande de plusieurs sections, mais depuis l’échec de février, nous

nous posons la question QUI cela intéresse ? Nous le maintenons encore l’hiver prochain mais à vous de nous encourager… [41]. Quoiqu’il en soit, ce challenge continuera son petit bonhomme de chemin avec des hauts et des bas. Les bas nous venons de les voir, les hauts se situeront en 1994 avec un pic de 320 tireurs (contre 140 l’année d’avant) [42]

 

7) Cinquantenaires de la Société 

A l’occasion de son cinquantenaire, la Société de tir fut chargée (après l’avoir elle-même demandé) d’organiser le concours annuel de la fédération des Ste de tir des Vosges. Si nous souhaitons trouver motifs à satisfaction au cours de ce concours, ce n’est pas tant au niveau des résultats  qui faut chercher (ils furent moyens pour les Sociétaires Thaonnais) mais bien au niveau de l’organisation : de tout à chacun, elle fut exemplaire et les cérémonies furent grandioses. En ce dimanche 3 Août 1929, les rues étaient pavoisées, le défilé des 50 Sociétés avec ses 360 tireurs qui ne manqueront pas de saluer la mémoire des morts de 14/18 en passant devant le monument aux morts,  fut applaudi par une foule des grands jours. La réception qui suivi, resta, elle aussi dans les mémoires.

 

8) La préparation militaire

Un des rôles primaire de cette Société est d’organiser la préparation militaire, ne s’appelle-t-elle pas ‘’Société mixte de tir et de préparation militaire’’.

En cette année 1938, donc, les cours de préparation seront donnés par l’instructeur M. GUERRE G. auquel viendront prêter mains fortes M.M. CHEMISKY et SIMON, respectivement gendarme et brigadier de Gendarmerie de Thaon.

<= Préparation militaire à une époque indéterminée

Leur participation était motivée par le fait que le seul instructeur ne

pouvait plus faire face seul au travail que représentait la formation de jeunes de plus en plus nombreux. [43]

En cette année 1938, ils seront 63 jeunes à vouloir profiter de cette formation. Il faut dire que si Thaon avait un fort pourcentage de réussite dans l’obtention du fameux brevet, c’est bien grâce à la qualité de la formation qui y était dispensée. Cette démarche était, comme nous avons pu le voir précédemment, d’ailleurs fortement encouragée par le Ministère de la guerre et à un échelon plus proche de nous par les municipalités en place : toujours cet esprit de Patriotisme solidement ancré au fond de chacun.

Des travaux seront encore lancés en 1939, à savoir l’installation de 3 cibles à 200m pour le tir au fusil GRAS retubé 5.5, de plus, le stand sera entièrement repeint et les escaliers et chemins menant à la butte seront également revus. Ces travaux ont été autorisés après que M. SEYMARD, Directeur Général des Etablissements GILLET THAON (nouveau propriétaire de la BTT) et Président d’Honneur de la Société de tir ait accordé le crédit nécessaire pour ces travaux. [44]. 
.................................................................................................................. ....................M. GILLET François =>

L’année précédente, cette même entreprise avait déjà accordé une somme d’argent de 12 000frs pour la réparation du pare-balle qui avait été complètement détruit (la raison de cette destruction n’est pas arrivée jusqu’à nous). Pour cette reconstruction, la Société de tir avait été sollicitée à hauteur de 3 000frs. [45]
M. GILLET François

 

Le concours départemental de tir du 9 juillet 1939 verra pas moins de 88 délégations de 4 tireurs chacune  s’affronter au fusil LEBEL à 200m et près de 30 délégations de 2 tireurs au révolver à 20m [46].

Au cours de la réception donnée en honneur aux autorités et aux nombreux Présidents présents, M. GUILLON, Conseiller Général et Maire de Thaon déclara :’’…Nous sommes fiers de vous recevoir car vous représentez l’élite des Français, de ceux qui n’ont cessé de considérer, depuis la fin de la dernière guerre, la préparation militaire et le tir comme les bases indispensable d’une force armée qui sera longtemps  /… / le plus sur garant de nos libertés et de la paix’’. [47]

Nous sommes en 1939, et ces deux dernières allaient rapidement être mises à mal…

Fin de la deuxième partie

Vous êtes sur la page n°:
2

Page suivante =>

 
Remerciement :

Tous mes remerciements : aux membres de la Société de tir de Thaon- les-Vosges, à M. FEBWAY Pierre,  à M. GUERRY Michel, et à M. CONROUX Christian pour leurs aides, leurs conseils et leurs apports, et remerciements tous particuliers à M. MULLER Bernard pour tout ce qu’il aura fait pour le club et à l’ensemble du personnel des Archives Départementales des Vosges ainsi qu’à leur Directrice pour la qualité de leur accueil et leur professionnalisme.

Bibliographie, sources et crédits :

Page 1 :

  • [1] D’après Le site internet de l'Amicale du 149e Régiment d'Infanterie
  • [2] Souvenirs glanés de la mémoire collective Thaonnaise
  • [3] D’après des documents transmis par Mr Michel GUERRY
  • [4] D’après  ’’Les œuvres sociales de la blanchisserie de Thaon’’ de Paul LEDERLIN en date de l’année 1914.
  • [5] D’après une ‘’Minute de lettre’’ du 13 avril 1886 (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [6] D’après les Statuts de la Société de tir (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [7] D’après le site ‘’armesfrancaises.free.fr/fusil%20d'infanterie%20Mle%201866.html’’
  • [8] D’après les Statuts de la Société de tir (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [9] D’après une ‘’Minute de lettre’’ du 14 septembre 1886 (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [10] D’après une ‘’Minute de lettre’’ du 15 avril 1886 (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [11] D’après le discours du Vice-Président M. SCHNELLER lors de la fête du cinquantenaire le 15 novembre 1930 (Archives Départementales des Vosges)
  • [12] D'après une conversation avec M. FEBVAY Claude, petit fils du 1er propriétaire de la cave CHARDOT
  • [13] Extrait d'une carte d'époque visible au musée du Patrimoine Thaonnais
  • [14] D’après le discours du Vice-Président M. SCHNELLER de lors de la fête du cinquantenaire le 15 novembre 1930  (Archives Départementales des Vosges)
  • [15] D’après une ‘’Minute de lettre’’ datée du 31 juillet 1902 (Archives Départementales des Vosges)
  • [16] D’après un document des Archives Départementales des Vosges
  • [17] Ces terrains (comme tous ceux situés entre Thaon et Epinal aussi bien rive gauche que rive droite) avaient été achetés par la BTT dans le but de garantir la qualité des eaux de la Moselle contre toutes pollutions qui auraient éventuellement put être engendrées par l’installation de nouvelles usines
  • [18] D’après un document du 12 Septembre 1908 de l’étude de Maître WEYMULLER, notaire à Epinal  (archives de la BTT) cité dans le livre ‘’Les œuvres sociales de Thaon’’ de Paul LEDERLIN 
  • [19] D’après ’’Les œuvres sociales de la blanchisserie de Thaon’’ de Paul LEDERLIN en date de l’année 1914.
  • [20] D’après ’’Les œuvres sociales de la blanchisserie de Thaon’’ de Paul LEDERLIN en date de l’année 1914.
  • [21 D’après une lettre de M. LEDERLIN Henry, Président de la Société, à M. le Préfet (Archives Départementales des Vosges)
  • [22] D’après le site http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rifle_Lebel_Mle_1886_93R35.jpg
  • [23] D’après le site ‘’www.fortiffsere.fr/forts/index_fichiers/Page534.htm’’

Page 2

  • [24] D’après le livre de Pierre DODIN ‘’La résistance dans les Vosges’’
  • [25] D’après les pages Patriotisme et sport du site http://bs_insignes.pagesperso-orange.fr/page101.htm
  • [26] D’après une circulaire ministérielle de 1895
  • [27] D’après un courrier en date du mois de septembre 1905 (Archives Départementales des Vosges)
  • [28] D’après un document des Archives Départementales des Vosges
  • [29] D’après une lettre de M. LEDERLIN Paul à M. le Préfet des Vosges (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [30] D’après le site Wikipédia
  • [31] D’après un document des Archives Départementales des Vosges
  • [32] D’après ’’Les œuvres sociales de la blanchisserie de Thaon’’ de Paul LEDERLIN en date de l’année 1914.
  • [33] D’après des lettres en dates des 19 avril et 19 mai 1913 et 11 avril, 14 janvier, 31 mars et 26 novembre 1914 (Archives Départementales des Vosges à Epinal)
  • [34] D’après le compte-rendu de la première réunion du Comité d’après-guerre en date du 17 septembre 1920 (Archives de la Société de tir)
  • [35] D’après le compte-rendu de la première réunion du Comité d’après-guerre en date du 17 septembre 1920 (Archives de la Société de tir)
  • [36] D’après un compte-rendu de réunion du 29 juillet 1923 (Archives de la Société de tir)
  • [37] D’après un compte rendu de réunion de l’année 1924 (Archives Départementales des Vosges)
  • [38] D’après le compte-rendu de la réunion du Comité en date du 16 novembre 1938 (Archives de la Société de tir)
  • [39] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 22 mars 1939 (Archives de la Société de tir)
  • [40] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 5 décembre 1938 (Archives de la Société de tir)
  • [41] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 5 décembre 1938 (Archives de la Société de tir)
  • [42] D’après le compte-rendu de l’allocution de M. GUILLON lors du concours Départemental de Tir  du  9 Juillet 1939 (Archives de la Société de tir)
  • [43] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 22 mars 1939 (Archives de la Société de tir)
  • [44] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 6 février 1946 (Archives de la Société de tir)
  • [45] D’après le compte-rendu d’activité de la Société en 1948 (Archives de la Société de tir)
  • [46] D’après le livre édité par l’EST à l’occasion du centenaire de la BTT
  • [47] D’après le compte-rendu de l’activité de la Société au cours de l’année 1951 (Archives de la Société de tir)

Page 3

  • [48] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 22 mars 1939 (Archives de la Société de tir)
  • [49] D’après le compte-rendu de la réunion du comité en date du 6 février 1946 (Archives de la Société de tir)
  • [50] D’après le compte-rendu d’activité de la Société en 1948 (Archives de la Société de tir)
  • [51] D’après le livre édité par l’EST à l’occasion du centenaire de la BTT
  • [52] D’après le compte-rendu de l’activité de la Société au cours de l’année 1951 (Archives de la Société de tir)
  • [53] D’après le compte-rendu de l’activité de la Société au cours de l’année 1951 (Archives de la Société de tir)
  • [54] D’après le compte-rendu de l’activité de la section de tir de l’EST de l’année 1950 (Archives de la Société de tir)
  • [55] Le site de l’Es Thaon Tir à l’arc
  • [56] D’après le compte-rendu de l’activité de la Société au cours de l’année 1951 (Archives de la Société de tir)
  • [57] D’après le compte-rendu de l’activité de la section de tir de l’EST de l’année 1951 (Archives de la Société de tir)
  • [58] D’après un courrier en date du 10 décembre 1970 (Archives de la Société de tir)
  • [59] D’après le rapport de situation et d’activité 72/73 de la section tir de l’EST en date du mois de juin 1976 (Archives de la Société de tir)
  • [60] Extrait des questions diverses du compte-rendu de la réunion du bureau en date du 21 avril 1927 (Archives de la Société de tir)
  • [61] Extrait des questions diverses du compte-rendu des réunions du bureau en dates du 9 avril 1936 et du 30 septembre 1937 (Archives de la Société de tir)
  • [62] D’après un document de la section de tir sur la ‘’saison de tir 1969, aide aux jeunes’’ (Archives de la Société de tir)
  • [63] D’après un courrier en date du 30 septembre 1971(Archives de la Société de tir)
  • [64] D’après des courriers en dates des 4/5 octobre, 2 novembre et 7 décembre 1971 (Archives de la Société de tir)
  • [65] D’après le bulletin municipal n°2 de 1968
  • [66] d’après une lettre de M. MULLER en date du 10 mars 1986 (Archives de la Société de tir)
  • [67] D’après le compte-rendu d’activités de l’année 85 (Archives de la Société de tir)
  • [68] D’après le site ‘’jacques.mergoil.pagesperso-orange.fr/badiou.htm’’
  • [69] D’après une lettre de M. CONRAUX à M. le Maire en date du 28 septembre 1982 (Archives de la Société de tir)
  • [70] D’après le rapport d’activités de l’assemblée du 4 octobre 1986 (Archives de la Société de tir)
  • [71] D’après le procès-verbal de l’assemblée générale du 25 octobre 1985 (Archives de la Société de tir)
  • [72] La Société de tir de Châtel sur Moselle a été fondée le 30 avril 1906. En 1923, il est composé de : M. le Lieutenant-Colonel commandant le 43ème régiment Territorial : Président d’honneur. M. LEJEAN : Président. M. LEFRANCOIS : Vice-Président. M. MARCHAND : Secrétaire. M. REMY : Trésorier. Nombres de Sociétaires ; 105. Cibles ; 4 à 280 mètres. D’après l’annuaire de l’Union des Société de tir de France en date de l’année 1923 (Archives de la Société de tir)
  • [73] D’après le procès-verbal de l’assemblée générale du 25 octobre 1985 (Archives de la Société de tir)
  • [74] D’après le procès-verbal de l’assemblé générale du6 octobre 1990
  • [75] D’après le rapport d’activité de novembre 1991 (Archives de la Société de tir)
  • [76] D’après le procès-verbal de l’assemblée ordinaire du 8 octobre 1995 (Archives de la Société de tir)
  • [77] D’après le rapport moral 1997 de M. MULLER (Archives de la Société de tir)